Souvenirs d'école

school.jpgAh ! les lectures imposées au collège et au lycée ! Souvent elles ont été suivies, après l’annonce du titre par le professeur de français, d’un soupir unanime empli d’ennui de la part des élèves.

Pourtant, certaines d’entre elles resteront gravées dans nos mémoires car elles nous auront touchés au-delà de l’idée préconçue que nos esprits d’adolescents avaient d’elles. Parfois même, lorsqu’on s'est ennuyé en les lisant en classe, nous les redécouvrons quelques années plus tard avec un regard, sans doute plus mature, et nous comprenons pourquoi elles ont traversé les époques.

Ce sont ces titres que les bibliothécaires de la Bibliothèque départementale de l’Ardèche vous proposent de découvrir, ou de redécouvrir, aujourd’hui, avec, en exergue, le sentiment qu’ils ont ressenti à leur lecture.

Alors, faisons fi des opinions toutes faites que nous pouvons avoir sur ces oeuvres et laissons-nous emporter simplement par les histoires qu'elles nous racontent.
 
Bonne lecture.

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qui a repris cette déambulation sur son blog en y ajoutant de très jolies illustrations. Découvrez la en cliquant ici.

La Déambulation

grand_meaulnes.jpg Le Grand Meaulnes
d'Alain Fournier

À la fin du XIXe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge – l'école du village –, attend la venue d'Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu'il suive le cours supérieur : l'arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l'enfance finissante de François...

Ce roman a touché l'adolescente que j'étais lorsque je l'ai lu car il y est question du passage de l'enfance à l'adolescence puis de l'adolescence à l'âge adulte, le tout sur fonds d'aventures, de mystère, d'amitié et d'amour. (Stéphanie Combet, bibliothécaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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lettres_moulin.jpg Lettres de mon moulin
d'Alphonse Daudet

Les lettres de mon moulin est un recueil de contes publié en 1869 et qui fonda la réputation de l'auteur. Il annonce les divers romans que Alphonse Daudet allait bientôt consacrer à la Provence et qui sont le meilleur de son œuvre. Daudet fut jusqu'à sa mort atteint de nostalgie, au point de se sentir à Paris l'âme d'un proscrit. S'étant toujours passionné pour la vie méridionale, il s'est complu à en écrire les moindres aspects : ballades en prose, histoires naïves, paraboles, contes fantastiques et drolatiques, sans oublier le paysage. Un préambule nous apprend que le poète a fait l'acquisition d'un vieux moulin provençal afin de pouvoir donner carrière à ses rêveries. C'est là qu'il griffonera la trentaine de Lettres dont se compose le volume.

Ce sont les décors et les ambiances qui m'ont le plus marqué dans ces lettres car elles ont beau être très différentes les unes des autres, elles ne se rejoignent pas moins pour la plupart en un point essentiel : le sud ! De la Camargue à l'Algérie en passant par la Corse, de la chèvre de monsieur Seguin à l'Arlésienne, les lettres de mon moulin restent pour moi comme les romans de Pagnol, l'évocation de ma Provence adorée. (Naïs Wickel, bibliothécaire à la Bibliothéque départementale de l'Ardèche)

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robinson_1.jpg Robinson Crusöé
de Daniel Defoe

Robinson quitte l'Angleterre en 1652 pour naviguer, contre la volonté de ses parents. Le navire est arraisonné par des pirates et Crusoé devient l'esclave d'un Maure. Il parvient à s'échapper sur un bateau et ne doit son salut qu'à un navire portugais qui passe au large de la côte ouest de l'Afrique. Arrivé au Brésil, Crusoé devient le propriétaire d'une plantation. Il se joint à une expédition partie à la recherche d'esclaves africains, mais il est naufragé sur une île. Tous ses compagnons étant morts, il parvient à récupérer des armes et des outils dans l'épave. Il se construit une habitation et confectionne un calendrier en faisant des entailles dans un morceau de bois. Il chasse et cultive le blé. Il apprend à fabriquer de la poterie et élève des chèvres. Il lit la Bible et rien ne lui manque, si ce n'est la compagnie des hommes...

Attention : 2 tomes à télécharger.

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jacques_fataliste.jpg Jacques le Fataliste et son maître
de Denis Diderot

Jacques, qui voyage en compagnie de son maître, possède une personnalité plus complexe que celle d'un valet de comédie : il est bavard mais aussi quelque peu philosophe et c'est à son fatalisme qu'il doit son surnom. Pour combler l’ennui, il promet à son maître de lui raconter la suite de ses aventures amoureuses.

Mais ce récit est sans cesse interrompu soit par son maître, soit par des interventions ou incidents extérieurs, soit par des « histoires » autonomes venant se substituer au récit initial, soit par des discussions entre le narrateur et le lecteur.

Ma première rencontre avec Jacques le fataliste a eu lieu au théâtre. Je me souviens d’un texte déroutant, qui, tout à  la fois, interroge et suscite l’intérêt. Sa forme non conventionnelle, faite de ruptures dans le récit et de digressions, m’a laissé l’impression d’une écriture d’une grande modernité. (Axelle Redon, directrice adjointe de la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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cyrano.jpg Cyrano de Bergerac
d'Edmond Rostand

Une représentation à l'hôtel de Bourgogne (en 1640). La salle du théâtre se remplit : on va y donner une pastorale, la Clorise, dans le genre précieux. Le jeune et beau Christian de Neuvillette y vient contempler la femme qu'il aime  : Roxane, une précieuse « épouvantablement ravissante » à qui le comte de Guiche fait la cour. La pièce commence, mais est vite interrompue par le turbulent Cyrano de Bergerac, qui interdit à l'acteur Montfleury de jouer, car il est trop gros! Des spectateurs protestent, et l'un d'eux provoque Cyrano, en critiquant son nez, « très grand» – ce à quoi le héros réplique par la célèbre « tirade des nez », éloge de sa propre laideur, avant de se battre avec l'importun. Pendant le duel, il compose une ballade (« À la fin de l'envoi, je touche! »). À son ami Le Bret, il confesse qu'il aime passionnément Roxane sa cousine, mais sa laideur le laisse sans espoir...

L'étude de la tirade des nez au collège a a été un bon moment qui a réconcilié plus d'un élève avec le théâtre. Après quelques exercices en classe de joutes verbales, les insultes en cours de récré étaient devenues très recherchées (mais ça n'a pas duré...). (Caroline Limare, bibliothècaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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bonheur_dames.jpg Au Bonheur des dames
d'Émile Zola

Au Bonheur des Dames est un roman d’Émile Zola publié en 1883, le onzième volume de la suite romanesque les Rougon-Macquart. À travers une histoire sentimentale à l’issue inhabituellement heureuse, le roman entraîne le lecteur dans le monde des grands magasins, l’une des innovations du Second Empire. Le modèle du personnage d'Octave Mouret est Auguste Hériot, co-fondateur des Grands Magasins du Louvre.

Heureuse d'avoir échappé à Germinal, j'ai découvert, grâce à ce titre, l'apparition des grands magasins parisiens qui ont révolutionné le commerce d'alors. La romance entre les deux personnages m'a également plu. (Valérie Fayolle, bibliothécaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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nana.jpg Nana
d'Émile Zola

Nana est un roman d’Émile Zola publié en 1880, le neuvième de la série les Rougon-Macquart, traitant du thème de la prostitution féminine à travers le parcours d’une courtisane dont les charmes ont affolé les plus hauts dignitaires du Second Empire. L’histoire commence en 1868. Le personnage de Nana a été notamment inspiré à Zola par Blanche Dantigny.

Nana, classique dont je n'ai lu que 80 pages en 2nde et que j'ai dévoré en première année de fac : les graines de lecture mettent parfois du temps à germer... (Cyril Frandon, bibliothècaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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couverture.jpg Alcools
de Guillaume Apollinaire

En 1913, Apollinaire publie Alcools, son premier recueil, qui rassemble quinze ans de poésie. S’il est alors influencé par un symbolisme sur le déclin, il s’en démarque par d’audacieuses innovations : la ponctuation disparaît et des inventions récentes, comme l’avion ou l’automobile, font leur entrée en poésie. Mais Alcools est aussi une oeuvre contrastée, où la tour Eiffel et le pont Mirabeau côtoient des champs de colchiques et des forêts légendaires, où l’agitation du progrès se mêle aux motifs consacrés de l’amour perdu et du temps qui passe. Tantôt clairs comme le son des cloches rhénanes, tantôt sombres comme les geôles de la prison de la Santé, ces poèmes ouvrent la voie à un nouveau lyrisme. Partagés entre tradition et modernité, ils reflètent la créativité bouillonnante d’une époque sur le point de basculer dans le chaos de la Grande Guerre.

J'ai découvert avec plaisir Apollinaire et sa musicalité dont quelques bribes me reviennent encore. Empreints de mélancolie, ses poèmes nous invitent à plonger en nous-mêmes. (Valérie Fayolle, bibliothècaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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bovary.jpg Madame Bovary
de Gustave Flaubert

Charles Bovary, après avoir suivi ses études dans un lycée de province, s'établit comme officier de santé et se marie à une riche veuve. À la mort de celle-ci, Charles épouse une jeune femme, Emma Rouault, élevée dans un couvent, vivant à la ferme avec son père (un riche fermier, patient du jeune médecin). Emma se laisse séduire par Charles et se marie avec lui. Fascinée par ses lectures romantiques, elle rêve d’une nouvelle vie, en compagnie de son nouveau mari.

Quintessence du romantisme du XIXème siècle, ce livre m'a touchée en tant qu'adolescente par la beauté de l'écriture et par la sensibilité du personnage d'Emma. (Nelly Godonou-Dossou, directrice de la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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horla.jpg Le Horla
de Guy de Maupassant

Le Horla est une nouvelle fantastique de Maupassant écrite en en 1887. C’est un des derniers récits fantastiques que Maupassant a écrits. Le Horla se présente sous la forme d’un journal inachevé qui laisse craindre que son propriétaire n’ait sombré dans la folie. Le Horla marque les prémices de la folie de son auteur, Guy de Maupassant, qui mourra 3 ans plus tard, dans une paranoïa et une folie totale.

Qui est le Horla ? un personnage réel ? un autre moi ? Le Horla est le récit fantastique par excellence ! Maupassant y exprime avec brio l'inquiétante étrangeté propre au genre. (Stéphanie Combet, bibliothécaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche.)

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goriot.jpg Le père Goriot
d'Honoré de Balzac

Le Père Goriot est un roman d’Honoré de Balzac, écrit en 1834, dont la publication débute dans la Revue de Paris et qui paraît en 1835 en librairie. Il fait partie des Scènes de la vie privée de la Comédie humaine. Le Père Goriot établit les bases de ce qui deviendra un véritable édifice : la Comédie humaine, construction littéraire unique en son genre, avec des liens entre les volumes, des passerelles, des renvois.

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andromaque.jpg Andromaque
de Jean Racine

Tragédie inspirée de l'Énéide, de l'Andromaque d'Euripide, de la Troade de Sénèque. Oreste, le fils d'Agamemnon, est envoyé par les Grecs à Buthrote pour demander à Pyrrhus, roi d'Épire, qu'il lui livre Astyanax, le fils de sa captive troyenne Andromaque. Or Pyrrhus aime Andromaque et délaisse sa fiancée Hermione, fille d'Hélène. Pour Oreste, qui n'a cessé d'aimer en vain Hermione, l'espoir renaît. Pyrrhus s'est opposé à la demande d'Oreste, mais exige d'Andromaque, pour prix de la sécurité de son fils, qu'elle l'épouse...

Continuelle alternative de crainte et d'espérance, de terreur et de pitité, cette tragédie présente toutes les facettes de l'amour fou, fidèle, contrarié, maternel... (Christine Van-Hille, bibliothécaire à la Bibliothéque départementale de l'Ardèche)

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tristan_yseut.jpg Le roman de Tristan et yseut
de Joseph Bédier

Il y a des textes qui servent de matrice à une civilisation. Le Roman de Tristan et Yseut fait partie de ceux-là. Avant lui, l'amour est une histoire de lupanars et de bordels, de courtisanes et d'amantes achetées. L'union amoureuse entre un homme et une femme devient alors possible "sans raison", ni pouvoir, ni finance, ni société. Parce que c'est elle, parce que c'est lui.

Mais c'est aussi la vision de la femme qui change : d'esclave qu'elle était, elle devient maîtresse. Faible, elle se mue en volonté de puissance dangeureuse. D'ailleurs, elle est l'agent de la subversion : c'est Yseult qui boulverse l'odre conjugual en trompant Marc...

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strogoff.jpg Michel Strogoff
de Jules Verne

Michel Strogoff est un roman de Jules Verne paru en 1875 écrit spécialement pour la visite du Tsar à Paris. Ce livre fut d'ailleurs approuvé par les autorités russes avant sa parution.

Ce roman décrit le périple de Michel Strogoff, courrier du tsar de Russie, de Moscou à Irkoutsk, capitale de la Sibérie orientale. Sa mission est d'avertir le frère du tsar, sans nouvelles de Moscou, de l'arrivée imminente des hordes tartares menées par le traitre Ivan Ogareff pour envahir la Sibérie. Sur cette route pleine d'obstacles, il trouvera la belle Nadia, ainsi que les journalistes européens Harry Blount et Alcide Jolivet.

Comment ne pas se sentir emporté par le souffle de ce roman de Jules Verne ? Comment ne pas s'identifier à ce héros, qui, à l'image d'Ulysse, traverse de multiples épreuves, remplit sa mission et triomphe du traître. Éternel combat du bien contre le mal. (Jean-Pierre Pélisson, bibliothécaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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princesse_cleves.jpg La Princesse de Clèves
de Madame de Lafayette

1558, cour du roi Henri II. Mademoiselle de Chartres, jeune fille de seize ans élevée par sa mère selon de rigoureuses règles de morale, paraît pour la première fois au Louvre. Le prince de Clèves, ébloui par sa beauté, la demande en mariage. Mademoiselle de Chartres accepte ce mariage de raison. Trop tard, la Princesse de Clèves rencontre le duc de Nemours, un coureur de jupons. Naît entre eux une passion immédiate et partagée, à laquelle sa mère, Madame de Chartres la conjure de renoncer : « ne craignez point de prendre des partis trop rudes et trop difficiles, quelque affreux qu’ils vous paraissent d’abord : ils seront plus doux dans les suites que les malheurs d’une galanterie ».

Le roman décrit avec beaucoup de minutie les étapes du sentiment amoureux chez les trois personnages, ses effets sur leur comportement et la lutte de la princesse pour ne pas trahir les préceptes maternels.

D'un ennui mortel jusqu'à ce que notre professeur de français nous le fasse lire sous l'angle sociologique, en comparant les moeurs actuels (et comment les personnages évoluraient dans notre société) et ceux de la cour de France du XVIème siècle. Toute la classe s'est alors passionnée pour ce roman. (Stéphane Dumas, bibliothècaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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swann.jpg Du côté de chez Swann
de Marcel Proust

« Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté... Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur goutelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. »

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essais1.jpg Les essais (livre I, II & III)
de Michel de Montaigne

Qu’est-ce que l’homme ? Qu’est-ce que l’autre ? Comment être sage ? Comment vivre heureux ? Le XVIe siècle ne parvient plus à répondre à ces questions avec assurance. Le traumatisme des guerres de Religion et, avant lui, la découverte du Nouveau Monde ont ébranlé les certitudes. C’est dans ce contexte que Michel de Montaigne s’attelle à un projet singulier : dessiner son propre portrait pour mieux « peindre l’humaine condition ». Jour après jour, pendant vingt ans, il note ses réflexions dans ses Essais, une œuvre aux frontières de l’autoportrait, du recueil de morceaux choisis et du traité de morale. 

Notre professeur avait choisi de nous faire étudier le texte en ancien français. Loin de le rendre monotone, il m'est apparu que sous ses airs de bon vivant, Montaigne était un homme libre penseur et en avance sur son temps sur bon nombre de sujets. (Valérie Fayolle, bibliothècaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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avare.jpg L'Avare
de Molière

Dans L'Avare, l'argent est le nerf de la guerre. Il détermine les êtres, qu'ils soient vieux ou jeunes, riches ou sans le sou, avares ou prodigues, et s'insinue au cœur des rapports humains. Cette grande comédie créée en 1668 met en scène un univers où tout n'est que contrats, et où tout a un prix : manger, boire, se vêtir, aimer, ne pas mourir ; un monde où les sentiments filiaux sont sapés par le vice pathologique d'un homme qui n'est pas seulement avare, mais aussi convoiteux et paranoïaque. Et le vice aura le dernier mot. L'Avare, pièce morale ? La question mérite d'être posée.

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rouge_noir.jpg Le Rouge et le Noir
de Stendhal

Au rouge des armes, Julien Sorel préfèrera le noir des ordres. Au cours de son ascension sociale, deux femmes se singularisent, comme pour figurer les deux penchants de son caractère : Madame de Rênal – le rêve, l'aspiration à un bonheur pur et simple – et Mathilde de La Mole – l'énergie, l'action brillante et fébrile. À ces composantes stendhaliennes (conception de la vie qui dépasse la stratégie narrative pour s'étendre à l'existence de l'auteur) correspondent deux facettes stylistiques : la sobriété et la restriction du champ de vision.

Je me rappelle avoir lu ce livre comme un polar. Du suspens, de l'amour, des trahisons et un homme prêt à tout pour réussir. Un régal. (Stéphane Dumas, bibliothécaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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candide.jpg Candide ou l'optimisme
de Voltaire

Candide, ou l’Optimisme est un conte philosophique de Voltaire paru à Genève en janvier 1759. Il a été réédité vingt fois du vivant de l’auteur (plus de cinquante aujourd’hui) ce qui en fait un des plus grands succès littéraires français.

Anonyme en 1759, Candide est attribué à un certain « Monsieur le Docteur Ralph » en 1761, à la suite du remaniement du texte par Voltaire. Ce titre ronflant donne tout de suite le ton au lecteur qui pourrait hésiter sur le genre de l’ouvrage : conte ou essai ? Art mineur ou art noble ? L’auteur prend, dès les premières lignes, position contre la noblesse aux titres bien plus ronflants que celui-ci. Et que dire du nom du soi-disant docteur Ralph ? Rien de plus qu’une onomatopée qui ne laisse aucun doute sur le ton de cette œuvre si ironique dès les premières lignes, et dontl'auteur ne pouvait faire partie que des Lumières.

Candide croit tout ce que lui enseigne Pangloss, son tuteur. Petit à petit, Candide va vivre ses expériences et va réussir à se forger ses propres opinions. Un conte philosophique qui se veut une critique de l'esclavage, du féminisme, de la paresse... et de bien d'autres abus. Une critique de la société du XVIIIe siècle toujours d'actualité à bien des égards... (Audrey Montigny, bibliothécaire à la Bibliothèque départementale de l'Ardèche)

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