Debout

heart-2806721_640.jpgDVD DOCUMENTAIRE ADULTE

Debout
Stephane Haskell
Septième Factory, 2019

À quarante ans, Stéphane Haskell est victime d'une maladie fulgurante et se retrouve paralysé. La médecine le condamne au handicap, mais le yoga lui ouvre un chemin de guérison. Des couloirs de la mort aux USA, aux bidonvilles africains, il se lance alors dans un voyage touchant autour du monde.

Stéphane Haskell devient un guide du yoga. En utilisant une narration interne, il nous dévoile les divers yogas existants dans le monde et leur utilité pour chaque personne.

J'ai aimé ce film pour son humanité. En premier, il redonne espoir car il montre une autre voie que les médicaments. Cette voie permet de lutter contre son handicap et d'apprendre à ne plus avoir peur de la douleur. 

Ensuite, ce film nous fait voyager dans différents pays dans des endroits durs: les couloirs de la mort aux Etats Unis restent un passage touchant, lorque des prisonniers parlent du yoga et de son apport dans leur quotidien. La pratique des guerriers Massais m'a paru très enrichissante. Il nous montre un yoga leur donnant une forme de communication avec la nature.

Vous n'avez pas le moral, allez voir ce film ! Il vous le rend !

Alexandra

À bâtons rompus : entretien avec Franck Médioni

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À bâtons rompus : entretien avec Franck Médioni
Daniel Humair & Franck Médioni
MF éditions, 2019

L’ouvrage se lit d’un trait dans n’importe quel sens. A bâtons rompus résume l’épopée d’un musicien, batteur de jazz de profession qui a croisé et accompagné de nombreux jazzmen. La liste serait trop longue pour énumérer tous les solistes qui l’ont recruté pour un trio ou un quartet où Daniel Humair tient la batterie.

De nombreuses entrées dans cet abécédaire réalisé à partir d’entretiens pendant 4 ans avec le journaliste Franck Médioni, nous amènent dans l’univers de Daniel Humair, du jazz, jusqu’à la peinture, voire l’art culinaire. L’enfant terrible du jazz genevois est un fin gourmet et nous dévoile ses rencontres avec de grands chefs étoilés mais aime aussi mettre un tablier. Il compare la cuisine à une jam-session « je tente, j’expérimente ».

Le concert « est l’épreuve la plus délicate », le disque « j’en ai fait beaucoup, ils ne m’ont jamais rien rapporté », liberté «  j’habite la France (…) un pays plus libre que mon pays d’origine, la Suisse » voici quelques exemples d’entrées dans cet abécédaire en plus de tous les musiciens qu’il a côtoyé. (quelques noms : Cannoball Adderly, Martial Solal, Chet Baker, Bud Powell, René Urtreger, Joachim Kühn…)

Tout au long de ces 176 pages Franck Médioni nous livre le portrait   d’un passionné des sons et des couleurs, sensible et entier.

Retrouvez quelques disques de Daniel Humair dans notre fonds et en écoute immédiate.

Vincent Maron

Hmmm…

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Hmmm…
Tupera Tupera
Éditions des Grands hommes, 2019

Tout n’est qu’illusion !

Tout d’abord l’objet ! Un flip book qui est une succession d’images destinées à être feuilletées pour donner une impression de mouvement.

Ensuite le sujet même du livre : un ours lèche une crotte ? Beurk… ou bien un ours lèche …

C’est drôle, amusant et cela fonctionne à tous les âges !

Les créateurs sont un duo d’artistes japonais : Tatsuya Kameyama et Atsuko Nakagawa, ils ont publié peu d’ouvrages à ce jour, cependant leur précédent livre Ours blanc a perdu sa culotte était déjà très drôle. Ici ils nous proposent une expérience amusante et très pipi/caca.

À noter également Smack ! : autre flip book du même duo.

Nelly

Mobile / Immobile

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Mobile/Immobile : artistes et chercheurs explorent nos modes de vie
Christophe Gay, Sylvie Landriève, Ariane Kovalesky
Liénart, 2019

Ce catalogue de l’exposition Mobile / immobile aux Archives Nationales constitue une synthèse très intéressante sur la croissance exponentielle de nos déplacements. Aller, toujours aller. Cette offre à la mobilité engendre une norme. Il en devient anormal de ne pas se déplacer. Nos habitudes et sociétés en sont transformées, avec pour corollaire, un rythme effréné.

Souhaitons-nous vraiment que la  déstabilisation devienne la norme ?

Les artistes explorent les facettes de ces réalités, comme les flux, la pollution sonore, les problèmes environnementaux en utilisant des procédés variés : la photographie, la sculpture, la reproduction de planches de BD, des installations, des projets architecturaux, des expériences filmées… Par exemple, les photographies de Géraldine Lay dans Ne pas dépasser la ligne ! (2016), travail sur le flux, à la gare du Nord, qui est saturée de bagages, signes, mouvements. L’artiste en saisit les portraits, habitudes, l’organisation des mouvements, et questionne l’idée de liberté.

Les conclusions de cet ouvrage sur le mouvement demain sont pertinentes : quel rapport au temps développons-nous que nous habitions en milieu rural, à la périphérie d’une ville, en lotissement, en caravane ? Y découvrirons-nous des propositions et lendemains plus optimistes ?

Audrey

Un été d'enfer

heart-2806721_640.jpgBANDE DESSINEE JEUNESSE

Un été d'enfer !
Vera Brosgol
Rue de Sèvres, 2019

Histoire vraie : l’auteur Vera (prénom de l’héroïne) nous propose un condensé de souvenirs de plusieurs camps d’été.

L’auteur arrive de Moscou, à l’âge de 5 ans, aux USA. Et l’intégration n’est pas facile ! Ses amies ont des maisons luxueuses alors que Vera, son petit frère et sa mère divorcée n’ont pas les mêmes moyens... A 10 ans, avec son frère, elle part dans une colonie russe (où elle devra parler le russe).

C’est une histoire très touchante  sur l’intégration, sur les relations enfantines…

Le récit est facile à lire, le dessin est très expressif, par ailleurs la couleur dominante est le vert ce qui donne un côté très chaleureux.

Maryline

Les dernières heures

heart-2806721_640.jpgROMAN ADULTE

Les dernières heures
Minette Walters
R. Laffont, 2019

Mois de juin de l'an 1348 : une épidémie monstrueuse s'abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d'atroces souffrances. Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l'audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger.

Lorsque l’une des reines du crime se lance dans le genre historique, cela donne un roman haletant et vibrant comme une enquête. J’admire le style de Minette Walters, un style précis et tranchant où le monde des interactions sociales et leurs dysfonctionnements peignent une dure réalité.

J’adore sa manière de procéder, si caractéristique : un problème caché dans le monde des convenances et des hiérarchies sociales. Ce problème est attisé par un ultime dérèglement, ici la peste. La peste est parfaitement mise en scène comme la maladie que l’on ne voit pas (inodore et incolore). Elle rôde et bouleverse la hiérarchie, délivrant la victime de l’oppression. Bénéfique dans un premier temps, elle devient un piège dévorant les âmes.

Ces âmes tourmentées, comme attendant dans le purgatoire, fomentent diverses stratégies et complots. A l’image de la ronde macabre, Minette Walters nous offre les clés de compréhension d’une époque enfermée par l’ordre social et la religion.

Comment remettre le monde « dans l’ordre » ? Est-ce une bonne chose ? Lisez ce livre et vous saurez.

Alexandra

La cuisine de l'exil

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La cuisine de l'exil
Stéphanie Schwartzbrod
Actes sud, 2019

Par amour, pour accomplir leurs rêves, pour fuir la dictature ou la misère, ils ont quitté leur pays. Venus d'Europe, d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine, du Moyen-Orient, des Etats-Unis - des années 1920 à nos jours, c'est en France qu'ils ont posé leurs valises, laissant derrière eux leur enfance, leur famille, leurs repères pour découvrir un univers inconnu, parfois fantasmé, et se confronter à une nouvelle réalité. Déracinés, comme coupés en deux, c'est souvent par la nourriture, les recettes emportées dans leurs bagages, qu'ils ont pu retrouver une part de leur passé, de leur culture, et se réapproprier leurs vies.

Au travers de l’histoire de vingt-quatre personnes accueillies sur notre sol, Stéphanie Schwarzbrod constitue un double témoignage d’une richesse insoupçonnable à la lecture du titre de son ouvrage. Car, s’il nous est donné à entendre le parcours, souvent très émouvant, de vie tordues et de destins brisés, en miroir, c’est la vision de la France qu’ont ces déracinés qui suscite chez nous, lecteurs et citoyens français, un examen de conscience violent. La cuisine, ici, est plutôt un alibi, et les recettes autant de confessions sur le drame que constitue l’exil, qu’il soit subi ou choisi.

Le véritable intérêt de ces récits de vie est de mieux comprendre les motivations à l’œuvre, les choix parfois terribles, les mécanismes invisibles de l’émigration. Qui est cet autre, cet étranger, ce voisin, cet inconnu ? Chacune des personnes interrogées déplie une cartographie personnelle de son pays et, en opposition, du nôtre, faisant éclater les a priori, les incompréhensions et par là, l’indifférence. Alors la cuisine, triviale et fondamentale, devient le vecteur par excellence, à la fois d’émotions intimes et d’une vision universellement partagée de l’humanité.

On pourra écouter, en écho ironique à cet ouvrage, La ballade des gens qui sont nés quelque part de Georges Brassens, ou, de façon plus consensuelle, Etre né quelque part de son disciple Maxime le Forestier.

Cyrille

Bernie, c'est mon ours

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Bernie, c'est mon ours : coffret de 6 volumes
Janik Coat
Hélium, 2019

Le lutin bleu nous parle de son ours chéri à travers 6 petites histoires.

Tout est là dans ce coffret, tout ce que les tout-petits aiment ! La base de l’apprentissage : s’habiller, nommer les couleurs, les véhicules, les jouets, compter, et le fameux cache-cache pour se repérer dans l’espace.

Le texte est joyeux, très rythmé, les illustrations sont stylisées, simples, voir sobres mais colorées et très expressives. Comme tout est destiné aux tout-petits les quatrièmes de couverture forment une même image comme un puzzle.

Je pense que les accompagnants, parents, assistantes maternelles, grands-parents, oncle, tante et autres… n’ont pas fini de lire et relire et re-relire les histoires de Bernie !

Un plaisir garanti. Vive Bernie !

Nelly