Jacky Schwartzmann

SCHWARTZMANN Jacky_2 © Hermance Triay.jpgROMAN ADULTE

Jacky Schwartzmann

Comment ça vous n’avez encore rien lu de Jacky Schwartzmann ? Il est donc grand temps de rattraper votre retard. Il est l’auteur de 4 romans (dont trois sont dans le catalogue de la Bibliothèque départementale) et s’est vu auréolé de quelques prix pour son troisième roman, Demain c’est loin, dont le prestigieux Prix transfuge du meilleur espoir polar.

Avec Jacky Schwartzmann, vous n’aurez pas droit à des personnages récurrents, des corps éventrés ou encore des policiers du « 36 » blasés. Par contre, vous aurez des situations rocambolesques, des personnages improbables et souvent de bonnes doses de sourires. Pour autant, ses romans n’ont rien de grandguignolesque, bien au contraire. Jacky Schwarztmann s’inspire de ses nombreuses vies professionnelles pour écrire des histoires extrêmement réalistes dans leur environnement respectif. Avec, souvent, de vraies réflexions sur notre société qui touchent là où ça fait mal. Vous passerez du monde cruel de la grosse entreprise, au petit banlieusard lyonnais qui tente de se débrouiller pour vivre, en passant par le luxe luxembourgeois se retrouvant coincé dans un camping du sud de la France.

Côté écriture, Jacky Schwartzmann n’est pas sans rappeler Frédéric Dard dans ce qu’il avait de meilleur. Ca a été un vrai plaisir de me plonger dans ses livres, plaisir que je partage avec vous aujourd’hui. Et croyez moi, il a fallu que je lise tout à la suite tellement j'étais accroc !

Vous trouverez dans notre catalogue trois des quatre romans de Jacky Schwartzamnn :
Mauvais coûts
Demain c'est loin
Pension complète

 

Stéphane

Merci à Quais du polar pour la photo.

Kong-Kong : le singe sur le toit

heart-2806721_640.jpgBANDE DESSINÉE JEUNESSE

Kong-Kong : le singe sur le toit
Vincent Villeminot & Yann Autret
Casterman, 2018

Abélard emménage dans une tour immense , où l’ascenseur est toujours en panne et où les portes des voisins sont toujours fermées. Le moral est au plus bas… jusqu’à ce qu’il rencontre Héloïse. Abélard se pose des tonnes de questions. Ça tombe bien, Héloïse a toujours des tonnes de réponses. En plus, elle lui présente Kong-Kong, un singe géant qui vit pour de vrai sur le toit de l’immeuble. L’ennui du quotidien se transforme en aventure passionnante, une aventure faite d’amitié, de surprises, de peurs et de petits bonheurs.

Kong-Kong est une bande dessinée à la forme très libre. Découpage et jeux de composition des planches contribuent à créer une ambiance particulière. Les tonalités des pages et les techniques graphiques varient constamment, tout en gardant une grande cohérence. Beaucoup de silence et d’expressions qui en disent beaucoup ponctuent l’album avec sensibilité.

Cette chronique de l’enfance, drôle et poétique, se compose d’une série de micro-histoires qui finissent par former un récit long, riche et bourré de charme. Quant à la référence à cette histoire d’amour passionnée et spirituelle du XIIème siècle, peut-être un deuxième tome nous en donnera-t-il la clé !

Caroline

Les grands espaces

heart-2806721_640.jpgBANDE DESSINÉE ADULTE

Les grands espaces
Catherine Meurisse
Dargaud, 2018

« Les filles, la campagne sera votre chance », ont dit les parents. Catherine Meurisse a donc passé son enfance au grand air. Sous ses yeux, un chantier : une vieille maison à rénover, des arbres à planter, un jardin à créer. Des rêves à cultiver.

Ce livre est un enchantement ! L’auteur replonge dans son enfance avec malice et tendresse mêlant les réflexions de l’enfant curieuse et éveillée qu’elle fut à l’adulte engagée qu’elle est devenue. Une double paire de lunettes qui donnent à ses souvenirs un contour à la fois lucide et poétique. Au rythme des jeux que sa sœur et elle ne cesse d’inventer (leurs parents n’ont pas de télévision), naît une conscience que l’on peut qualifier de politique, mais toujours emprunte de naïveté et d’un solide bon sens. Ainsi, écologie, urbanisme, agriculture, aménagement du territoire, politiques culturelles passent sous les fourches caudines de nos deux dégourdies, sortes de Delphine et Marinette en mode « retour à la terre ». Les édiles locaux ne sont pas épargnés, du Futuroscope de Monory au Cabicou de Royal chacun en prend pour son grade... Le livre, que l’auteur dédie à ses parents, est une belle preuve de reconnaissance et d’amour filiale, un témoignage émouvant de la transmission d’un patrimoine culturel intime, mais ouvert sur le monde.

Cette fois, pas de prescriptions jumelées, comme à l’habitude, une ballade en famille dans la nature ardéchoise fera le plus bel accompagnement à la lecture de cette remarquable bande dessinée !

Cyrille