Les optimistes

heart-2806721_640.jpgDVD FICTION ADULTE & DVD CULTURE BLEUE

Les optimistes
Gunhild Westhagen Magnor
Jour2Fête, 2015

 « Cette histoire raconte l’aventure d’une équipe de volleyeuses âgées de 66 à 98 ans.  Malgré le fait qu’elles n’aient pas eu d’entraînement depuis plus de 30 ans, ces mamies sportives n’ont peur de rien et veulent relever un nouveau défi : partir pour la Suède pour affronter des compétiteurs de leur taille, une équipe de seniors masculine.

Avant de disputer le fameux match, nos seniors  doivent trouver un sponsor et des survêtements. Mais la moindre des choses pour s’entraîner c’est qu’il a fallu convaincre l’entraîneur national  de les coacher. Elles ont dépassé leurs limites, en se levant le matin pour aller courir et mémoriser toutes les règles. » Extrait du site web passion volley-ball.

L’histoire de ces volleyeuses est une belle leçon de vie ! Un beau film inspirant, ou comme le disent les plus jeunes un « feel good movie » !

Au-delà de la victoire sur le vieillissement et la solitude, le film a décroché le prix Rayon de soleil au Festival du film norvégien 2013.

Christine

Sasha Waltz, a portrait

heart-2806721_640.jpgDVD DOCUMENTAIRE ADULTE

Sasha Waltz, a portrait
Brigitte Kramer
Arthaus Musik

C’est à Karlsruhe, en Allemagne, que Sasha Waltz fait ses premiers pas de danse. A Berlin, elle devient chorégraphe et a aujourd’hui une renommée internationale. Sa spécialité est d’investir et de danser dans des espaces vides, comme des musées. Elle crée ainsi un nouveau genre qui regroupe deux arts fondés sur l’espace : architecture et danse. Elle repousse les limites de chaque danseur ou spectacle en fonction du lieu occupé (opéra, théâtre…), et de ses caractéristiques (vitraux, bois, matériaux industriels, lieu de diffusion de musique…). Les danseurs de sa troupe apportent ainsi la forme qui correspond à l’espace.

Découvrez le parcours de 2005 à 2013 de cette chorégraphe emplie d’humanité et de créativité.

Sasha Waltz a obtenu le prix Europe Nouvelles Réalités Théâtrales en 2008, et a reçu les insignes d’officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres en 2009.

Audrey

Pablo et Floyd sur le bord de l’invisible

heart-2806721_640.jpgALBUM JEUNESSE

Pablo et Floyd sur le bord de l'invisible
Michel Galvin
Rouergue, 2018

Michel Galvin est doté d’une imagination débordante. Après La vie rêvée, pépite du meilleur album au salon du livre de jeunesse à Montreuil, le voici de retour avec cet album qui embarque le petit lecteur à la recherche de l’invisible.

« Les artistes sont un peu comme des fous. Ils voient des choses que les autres ne voient pas » nous dit le texte. Sont mis en scène Pablo, ersatz du grand maître de l’art moderne, et Floyd, son ami, flamand rose (révélé dans les dernières pages), au bec tout ratatiné à force de se cogner dans le réel… Floyd accompagne Pablo qui peint le paysage, les arbres, les rochers couleur azur (« c’est ma période bleu ! » dit-il !). Pablo révèle ce qui ne se voyait pas, et qui attendait d’être révélé au grand jour. Accessoirement, cela permet aussi à Floyd d’éviter de se cogner dessus… L’artiste nous embarque dans son imaginaire et embellit tout simplement la vie.

Pablo et Floyd c’est un album référencé, décalé et poétique, d’une grande puissance et d’une grande finesse. Exigent mais ludique, il livre une réflexion sur le pouvoir et le rôle de l’artiste qui interpelle le lecteur mais qui ne lui est pas imposée, plusieurs niveaux de lecture étant possibles…

Surprenant, intéressant et amusant !

Dancers

heart-2806721_640.jpgROMAN ADULTE (YOUNG ADULT)

Dancers
Jean-Philippe Blondel
Actes sud, 2018

Anaïs, Adrien et Sanjeewa partagent la passion du hip-hop. Chacun a sa façon de danser : Anaïs, ancienne gymnaste, est tout en contrôle et réflexion. Elle s’entraîne et répète inlassablement, tandis qu’Adrien est dans le lâcher-prise, dans une forme d’animalité qui l’emmène parfois dans un autre monde. Sanjeewa, quant à, lui danse comme personne d’autre : d’origine sri lankaise, la danse est pour lui naturelle. Il accomplit des pas audacieux et inconnus des autres danseurs. Trois danseurs, trois caractères très différents : Anaïs est sérieuse, déterminée et blessée. Adrien est fougueux, teigneux et renfermé. Sanjeewa est solaire, attentif et bienveillant.
 
Une fille et deux garçons. Un trio amoureux. Des duos de danse tout d’abord : Anaïs et Adrien, puis Anaïs et Sanjeewa. L’amour, l’attachement, la déception, etc. Les sentiments évoluent et avec eux la personnalité des héros et plus particulièrement d’Adrien. Y aura-t-il un duo final ?

Stéphanie

Les quatre saisons

heart-2806721_640.jpgDOCUMENTAIRE JEUNESSE & DOCUMENTAIRE CULTURE BLEUE

Les quatre saisons
Jessica Ho Bontemps & Chloé Fournier
Rusti'Kid, 2018

Ce livre propose de nombreuses activités qui permettent de nous inscrire dans le cycle des saisons qui se succèdent et se répètent.

Certes, cet ouvrage s’adresse aux plus jeunes et à ceux qui les encadrent mais aussi me semble-t-il à tous ceux qui, alités ou contraints, ne peuvent plus admirer le défilé des nuages ni des fourmis ! Cet ouvrage nous invite à prendre conscience des richesses de cette nature qui nous entoure, à lui ouvrir les portes, à interagir avec elle tout en apprenant à la respecter.
Anatole France disait « Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature ». J’ajouterais que depuis, nous vivons trop devant nos écrans !

Alors pourquoi ne pas piocher dans ce livre une idée ou un prétexte propice à mettre nos manteaux et à sortir, à être en plein air, à observer ce qui nous entoure, à écouter le cœur d’un arbre par exemple, à créer des objets en détournant des éléments naturels, à faire une couronne de fleurs,  à cueillir et cuisiner des aliments de saison.

Rendez-vous dans la forêt d’à côté !

Valérie

Sur le ciel effondré

heart-2806721_640.jpgROMAN ADULTE

Sur le ciel effondré
Colin Niel
Le Rouergue, 2018

« La nature a horreur du vide, alors la jungle… »

Voici une phrase tirée du tout début de ce fabuleux roman et qui résume à elle seule ce qu’est Sur le ciel effondré. C’est donc un livre plein. Un livre tellement plein qu’il est très difficile d’écrire tout ce que l’on souhaiterait dire sur lui.

Pour la quatrième fois, Colin Niel nous immerge en Guyane, cette Guyane qu’il aime tant. C’est sans doute ce qui ressort le plus : chaque mot, chaque phrase, chaque description est un simple cri d’amour qui transperce notre imagination. Les images sont portées par le style. Ne nous y trompons pas : nous sommes loin du polar bavard et rapide qui calque son rythme sur celui d’un épisode des Experts. Là, on nous prend, on nous plonge, on nous caresse et très vite nous ressentons cette humidité sur notre peau, l’odeur particulière de la nature après l’orage, on hume la Guyane comme si on y était, et parfois, ça pue !  Car nous ne sommes pas pour autant dans une brochure touristique. Colin Niel n’est pas un guide vantant la douceur de vivre créole. Il nous dépeint ce département sans fard, avec ses problèmes, ses contradictions, et ce qui fait de ce territoire français une terre à la fois éloignée et si proche de nous. Il pose les choses. Les mets face à nous : la pauvreté, l'alcoolisme, la place des Amérindiens, les gangs… À aucun moment il n’y a de jugement ou de parti pris (après réflexion, exception faite d’une pointe d’agacement envers les Évangélistes peut-être). Colin Niel est scientifique. Il décrit ce qui est, en n’omettant aucun détail et sait rester objectif. Pourtant, le thème principal du roman, l’exploitation aurifère en Guyane, était clairement casse-gueule et aurait vide pu dégénérer en un "pour ou contre".

Et que dire de l’histoire ? Pardon, des histoires. Elles coulent le long du livre, s’entrecroisent, se coupent ou s’explosent les unes contre les autres, comme les légendes et les croyances d’hier contre le mur de la modernité de notre époque. De la même manière, il n’y a pas de personnage principal. Il y a des protagonistes. Nous retrouvons, bien entendu, le capitaine Anato, mais il accompagne les autres : Blakaman, Tapwili, Tipoy ou Chirac. Chacun avec ses bagages, ses blessures, ses croyances et ses doutes. Et tous tournent autour de ce point central qu’est le Haut-Maroni et les mythiques Tumuc-Humac.

Avec ce livre, la Guyane vous attrape, vous raconte ses légendes, son passé, son présent et ses histoires. Elle ne vous lâchera pas. Et nulle besoin d’avoir lu les trois premiers tomes pour dévorer celui-là. Mais ne soyez pas dupe… Ils ont d'ailleurs été réédités en intégrale sous le titre La série guyanaise.

Après le remarquable, et remarqué, Seules les bêtes (auréolé de nombreux prix), Colin Niel, avec Sur le ciel effondré, nous prouve encore une fois (s’il le fallait encore !) qu’il n’est pas un simple auteur de polar. Il fait partie de ces écrivains qui (re)donnent ses lettres de noblesse au genre policier.

Stéphane

Sur le ciel effondré est aussi disponible en numérique.
Seules les bêtes est disponible en numérique et en édition gros caractères.

Saravah : c'est où l'horizon ? 1967-1977

heart-2806721_640.jpgDOCUMENTAIRE ADULTE

Saravah : c'est où l'horizon ? 1967-1977
Benjamin Barouh
Le mot et le reste, 2018

Nées en 1966 de la complicité de Pierre Barouh, Francis Lai et Claude Lelouch, les éditions Saravah deviennent dès 1968, via leur label et studio installés à Montmartre dans le passage des Abbesses, un véritable vivier d'expérimentations et de rencontres.

Fils de Pierre et de Dominique, Benjamin Barouh, né en 1970, nous livre ici un document exceptionnel. Témoin privilégié, mais précoce, des années folles du label musical créé et porté à bout de bras par son père, il tend le micro aux principaux protagonistes de cette aventure pour une chronique chorale d’une période unique de la création musicale en France. Pendant dix ans, Saravah va incarner l’âme de 68 dans ce qu’il a de plus expérimental, frondeur et authentique. Artistes et musiciens, mais aussi techniciens et collaborateurs croisent leurs souvenirs parfois amers, souvent cocasses, et dessinent une époque pionnière de libération créatrice totale.

Porte d’entrée évidente de cet univers musical et sonore foisonnant, l’écoute du disque 10 ans de Saravah (Saravah, enreg. 1968-1978 ?) produit pour les 10 ans du label et réédité en CD s’impose aussi comme la bande-son idéale de cet ouvrage passionnant.

Cyrille

Claude et Morino

heart-2806721_640.jpgBANDE DESSINÉE JEUNESSE

Claude et Morino
Adrien Albert
L'école des loisirs, 2018

Tous les soirs, avant de se coucher, Morino le jeune taureau boit une tisane. Et tous les soir après s’être couché, il doit se relever pour faire pipi. Il a donc aménagé une trappe spéciale pipi dans sa caravane-maison pour ne plus avoir à sortir lorsque l’envie lui prend. Un soir, son pipi réveille Claude, un squelette qui dormait sous la terre. Ce petit incident engendre une véritable malédiction ! Claude et Morino, liés à jamais par ce pipi inopportun, ne peuvent plus se séparer sous peine d’exploser ! C’est le début d’aventures palpitantes et loufoques pour notre duo inattendu…

Claude et Morino est une bande dessinée très drôle, pleine de tendresse, avec du suspens, des rebondissements, et surtout, des moules qui chantent du Baudelaire... Le tout est servi par une illustration aux couleurs franches, pleine de peps.

On ne peut qu’espérer que ce premier volume marque le début d’une longue série d’aventures !

Le racisme est un problème de blancs

heart-2806721_640.jpgDOCUMENTAIRE ADULTE

Le racisme est un problème de blancs
Reni Eddo-Lodge
Autrement, 2018

Dans cet essai,  Reni Eddo-Lodge commence par expliquer comment elle a renoncé à parler de racisme avec les blancs. Alors que certains pensent que la société  post-raciale est advenue, elle témoigne de l’aveuglement de ses interlocuteurs quand  elle essaie d’évoquer avec franchise les questions raciales. Il est lui est  impossible de parler du privilège blanc sans provoquer une perplexité ou un blocage. Pour cela et malgré cet état de fait, elle engage une réflexion intéressante dans ce documentaire.  Reni Eddo-Lodge  revient sur l’histoire des tensions raciales en Grande-Bretagne, interroge le féminisme, qui selon elle, ne combat  pas toutes les formes de domination et réfléchit sur les liens entre la classe sociale et la race. L’auteur distingue les préjugés du racisme structurel qui réduit les chances de réussite des individus. Cet essai  mélange son expérience personnelle, des témoignages  et des études référencées,  le texte est dynamique et agréable à lire. Son point de vue intéressant et engagé nous  permet de faire un pas de côté et de nous interroger sur les tabous qui pèsent dans  notre société.

Patricia

Nino Ferrer, un homme libre

heart-2806721_640.jpgDOCUMENTAIRE ADULTE

Nino Ferrer, un homme libre
Henry Chartier
Le mot et le reste, 2018

Tout le monde connait  et a fredonné des chansons  de Nino Ferrer (1934-1998) comme Téléfon, Ho ! Hé ! Hein ! Bon !, Les cornichons, chansons humoristiques qui ont fait son succès populaire et financier  mais que le chanteur n’aimait pas particulièrement. Il ne supportait pas que sa carrière fût réduite  à ces quelques titres. Cette  image « d’amuseur publique »deviendra vite pesante pour lui.

Le bonhomme était un artiste complexe, multiple, torturé, exigeant et qui a toujours eu son franc parlé et des relations mouvantes et tumultueuses avec le show-business et la presse. Cette biographie chronologique et très détaillée avec des interviews et des témoignages de musiciens et techniciens  ayant travaillés avec lui, nous fait découvrir un auteur-compositeur-interprète hors du commun et sans équivalent en France. Une discographie complète conclut cet ouvrage.

Vous pouvez retrouver de nombreux titres et albums de Nino Ferrer, de ses débuts en trio dans le groupe « Gottamou » jusqu’aux dernières compilations sur lecture.ardeche.fr 

Vincent

Les innombrables histoires du pantalon de Moriba

heart-2806721_640.jpgROMAN JEUNESSE

Les innombrales histoires du pantalon de Moriba
Jean-Christophe Berche, ill. de Laurence Clément
Petit à petit, 2018

En Afrique, le griot raconte des histoires qu’il adapte à son oratoire en changeant les prénoms, les lieux et ainsi les histoires varient d’une fois sur l’autre. Le pantalon de Moriba a autant de version que de griot ! Dans le même esprit ce livre, nous raconte l’histoire du pantalon de Moriba tantôt paysan, tantôt capitaine de l’équipe de foot ou encore maître d’école, un pantalon tantôt trop court, trop coloré, original ou comme tout le monde…

Le format du livre, à volets, nous permet de nous créer notre histoire de ce pantalon si célèbre.

De quoi animer de belles heures du conte et d’imaginer d’autres aventures à Moriba et à son pantalon.

Nelly

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