Tënk : le meilleur du documentaire d'auteur

Tenk_actu.jpgLa nouvelle offre numérique de la Bibliothèque Départementale de l'Ardèche vous permet de visionner le meilleur du documentaire d'auteur via la plateforme Tënk.

Tënk est la plateforme de diffusion dédiée au documentaire d’auteur.
Du film phare à la perle rare, une équipe passionnée sélectionne pour vous, chaque semaine, une programmation de films documentaires qui nous invitent à poser un autre regard sur le monde. Découvrez des oeuvres singulières et subjectives abordant diverses thématiques : arts, écologie, sciences, histoire, politique, etc.
Tënk est consultable tout au long de votre journée et s’adresse à tous les curieux, désireux de découvrir le documentaire, ce genre transversal, peu diffusé dans le paysage audiovisuel.

Des thématiques pour tous les goûts : 15 plages : Écologie, Arts, Histoire & Politique, Sciences, Musique, Coup de Coeur, Frangments d’une oeuvre, Essais, Festivals, Grands Entretiens, Premières Bobines, Regards de Belgique, Documentaires Sonores, Brouillon d’un rêve. Chaque mois une Escale mettant en lumière un thème particulier (En 2018 : football, danse, photographie, les années 68, le silence au cinéma...) Actualité en lien avec des festivals internationaux de cinéma. Des cinéastes reconnus et des talents de demain de toutes nationalités.

Vous aurez donc accès* à l'ensemble de la programmation de Tënk en streaming et en illimité** et chaque vendredi, à une mise à jour avec des nouveautés.

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* : pour connaitre les conditions d'accès à ce service, cliquez ici.
** : dans le strict usage familial. Pour des diffusions publiques, merci de contacter directement Tënk.

Focus : Méditerranée, aux îles d'or endeuillées

800px-Aquarius_(alt_Meerkatze)_(Ship)_04_by-RaBoe_2012.jpgAlors que l’Europe se déchire autour de la question de migrants traversant la Méditerranée, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) publie un rapport qui rappelle que la traversée de la mer Méditerranée est un itinéraire encore plus meurtrier qu’auparavant. La migration vers l’Europe diminue (-41%), mais le taux de mortalité a rapidement augmenté : plus de 1 600 personnes ont déjà perdu la vie ou ont disparu depuis début 2018 au cours d’une traversée vers les rivages de l’Europe.

« Désormais ce ne sont plus seulement le vent et les vagues qui tuent les gens ici, mais la politique et ceux qui la font… Si cette situation vous déplait et que vous vous sentez mal à l'aise, tant mieux, vous devriez ». Nick, Coordinateur des opérations de recherche et sauvetage à bord de l’Aquarius

Photo de l'Aquarius : Ra Boe / Wikipedia, Aquarius (alt Meerkatze) (Ship) 04 by-RaBoe 2012, CC BY-SA 3.0 DE

heart-2806721_640.jpgDOCUMENTAIRE ADULTE

SOS Méditerranée : l'odyssée de l'Aquarius
Collectif
Museo, 2018

Le 7 mars 2016 est la date du premier sauvetage de l’Aquarius. Les deux fondateurs de SOS Méditerranée - le capitaine de marine marchande Klaus Vogel et la responsable de programmes humanitaires Sophie Beau - n’imaginaient  pas que leur intervention durerait au-delà d’un ou deux trimestres… Ils espéraient qu’au bout de quelques mois, l’opinion publique européenne ferait avancer les Etats. A ce jour, l’équipage a sauvé plus de 29 000 personnes.

Cet ouvrage retrace la création de l’association, le calendrier des sauvetages ainsi que le travail des équipes, sans cesse amélioré.  Il est surtout un témoignage impressionnant et bouleversant à la fois. Dans un grand format, il réunit des photographies saisissantes - prises par une quinzaine de photographes - et les récits des migrants et des sauveteurs. Les mots et les images parlent de violence, de souffrance, de panique, de soulagement, d’apaisement, de reconnaissance, de tristesse…  Un livre précis, intense et  nécessaire.

http://www.sosmediterranee.fr/

Patricia

heart-2806721_640.jpgDVD ADULTE

Fuocoammare : par-delà Lampedusa
Gianfranco Rosi
Blaq out, 2017

Récompensé en 2016 au festival de Berlin par un Ours d’or, ce film documentaire est à voir absolument !

Fuocoammare (« mer en feu »), mène 2 récits en parallèle. Celui des habitants de la petite ile de Lampedusa (20 km2 !) à travers le regard attachant de Samuele, jeune garçon de 12 ans qui chasse les oiseaux avec sa fronde et joue à la guerre avec son ami. Et celui des sauveteurs de la marine italienne qui accueillent les migrants naufragés venus principalement d’Afrique, au cours d’opérations souvent dramatiques qui se répètent jour après jour. Ces 2 mondes semblent ne jamais se rencontrer, et pour cause : le dispositif Mare nostrum a créé une frontière en pleine mer, cachant aux regards la tragique réalité.

Par petites touches, en prenant son temps, Gianfranco Rosi suggère plus qu’il ne démontre l’horreur et le scandale de cette catastrophe humaine. Il a vécu sur l’ile plus d’un an, regardant, écoutant, s’imprégnant des ambiances. On est très loin des reportages chocs, caméra à l’épaule, remplis de commentaires bavards et de musique larmoyante ! Les plans sont presque méditatifs, et malgré la gravité du sujet, les images sont belles, un grand soin est apporté aux cadrages, aux lumières.

Ne ratez pas, dans les bonus, l’interview de Pietro Bartolo, médecin de l’ile en charge des soins aux réfugiés depuis 25 ans. Cet homme admirable et terriblement bon, pose à mon avis de vraies questions : en quoi l’accueil de 100000 réfugiés mettrait en danger l’Europe qui compte plus de 700 millions d’habitants ?

Violaine

heart-2806721_640.jpgALBUM JEUNESSE

Méditerranée
Edmond Baudoin
Gallimard jeunesse, 2016

« Là, sur la plage, la petite fille ne dort pas, elle ne rêve pas, elle a rêvé ». Le corps d’une petite fille sur le sable sera la seule image du drame. Suivent des peintures de vagues bleues très abstraites, tout en mouvement. Elles accompagnent un récit à hauteur d’enfant plein de rêves. En fait, les vagues rapportent les espoirs de la petite fille noyée. Derrière le paysage apaisé d’une mer azur, se cache une tragédie : celle des migrants noyés en Méditerranée.

Cet album est un coup de gueule, le cri de révolte d’un poète. Baudoin est un homme de ressenti, et aussi un homme de combat : il dénonce l’horreur à coup de pinceaux. L’émotion que suscite l’album est vive et violente, tant la douceur des mots et la violence des faits se contredisent.

Caroline

heart-2806721_640.jpgDVD ADULTE

Un paese di Calabria
Shu Aiello et Catherine Catela
Juste distribution, 2018

Un paese di Calabria fait de l'accueil des réfugiés son credo. Victime d'un exode rural massif, le village de Riace doit sa renaissance à l'arrivée de deux cents Kurdes dont le bateau s'est échoué sur la plage, un jour de 1998. Depuis vingt ans, la solidarité s'organise, les maisons abandonnées ont été retapées, les commerces et l'école ont rouvert.

Les réalisateurs adoptent un point de vue contemplatif qui peut laisser sur sa faim. L’intégration en voix-off de récits sur l’émigration italienne au 20ème siècle donne au film une résonance particulière. Faisant le parallèle entre l’émigration d’Italiens pauvres vers la France dans les années 1950 et le parcours des africains qui arrivent aujourd’hui en Europe. Un regard historique qui donne au film un propos plus universel, à défaut de nous en apprendre autant qu’espéré sur l’organisation concrète de ce petit miracle.

heart-2806721_640.jpgBANDE DESSINÉE ADULTE

Revivre
Ugo Bertotti
La boîte à bulles, 2018

Septembre 2013, Selma, réfugiée palestinienne, subit un grave traumatisme à la tête alors qu’elle fuit la Syrie avec 70 autres migrants. Elle décèdera peut après son arrivée à Syracuse. Sa famille, avec le soutien du docteur Hassan, décide de faire don de ses organes et de sauver trois Italiens en attente de greffe...

Cette histoire, racontée avec pudeur et sensibilité, est une démonstration implacable de la nécessité de l’entraide. Nous formons tous une longue chaîne dans laquelle chaque maillon, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, est indispensable. « Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. » (Coran, sourate 5-32)

Sur les sentiers du docs 2018

sentiers-du-doc_affiche_A3_2018.jpgLe Mois du film documentaire est le rendez‑vous national incontournable pour mettre en lumière le documentaire de création. Dans le cadre de cette manifestation, le Département de l’Ardèche vous propose de rencontrer les documentaristes Magali Chirouze (représentée par Jean-Luc Cohen), Thierry Gerberon, Guillaume Kozakiewiez, Christian Tran, dans les bibliothèques de Antraïgues‑sur‑Volane, Berrias‑et‑Casteljau, Boulieu‑lès‑Annonay, Cruas, Désaignes, Mercuer, Quintenas, Saint‑Laurent‑du‑Pape, Saint‑Marcel‑lès‑Annonay, Saint-Péray, Saint‑Sauveur-de-Montagut, Saint-Sernin, Toulaud, Valgorge, Vallon Pont d’Arc, Villeneuve-de-Berg, Villevocance.

Cette tournée de réalisateurs s’inscrit dans la démarche d’accompagnement des 223 bibliothèques ardéchoises par le Département de l’Ardèche. Les projections proposées sont le fruit d’un partenariat étroit de la Bibliothèque départementale avec Ardèche Images et Images en bibliothèques, en lien avec la mission départementale Arts visuels. Elles sont destinées à permettre une découverte dynamique et vivante du film documentaire en bibliothèque.

Les films documentaires présentés dans ce cadre ont été cofinancés par le Département de l’Ardèche.

Retrouvez le programme complet et les fiches des réalisateurs ci-dessous :

vignette-programme-complet.jpg Magali-Chirouze-Jean-Luc-Cohen.jpg Guillaume-Kozakiewiez.jpg
Programme complet Magali Chirouze & Jean-Luc Cohen
Guillaume Kozakiewiez
     
Thierry-Gerberon.jpg Christian-Tran.jpg  
Thierry Gerberon
Christian Tran
 

Découvrez les bandes annonces de certains des films présentés :

Terres Barceló

BA Terres Barceló from LFC on Vimeo.

Kigali shaolin temple

B.A. - Kigali Shaolin Temple from Adalios, production documentaire on Vimeo.

Salto mortale

"Salto Mortale" from Vivement Lundi ! on Vimeo.

J'ai rencontré un pays, Jean Ferrat

J'ai rencontré un pays, Jean Ferrat_Bande annonce from Camp de Base on Vimeo.

5ème prix Culture Bleue

santiago_Prix_CB.jpgLe Dispositif Culture bleue de la Bibliothèque départementale organise le Prix Culture bleue tous les deux ans. Il s’agit du Prix du beau livre en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), dont les résidents sont les membres du jury.

Un jury de présélection choisit 10 beaux livres dans la production récente, selon des critères considérant la qualité de l’image, la présentation, le graphisme, l’originalité et l’intérêt du thème. Les thèmes abordés sont variés : des Cévennes au Trièves, des nuages à l’urbex, etc. Ces livres sont un moyen pour chaque résident d’ouvrir une fenêtre sur le monde, de découvrir d‘autres cultures ou de voir la beauté d’un instant saisi par l’objectif d’un photographe.

Ces livres sont constitués en lot qui circule dans chaque établissement participant pendant  3 mois. Une formation permet aux animateurs.rices de se saisir de la sélection. De plus, les bibliothécaires de Culture bleue créent des outils de médiation pour faciliter l’appropriation des ouvrages.

Les animateur.rices présentent ces livres aux personnes âgées volontaires au cours de séances d’animation. Ces séances favorisent de riches échanges autour des livres proposés : sur l’édition, le travail graphique, les textes… À l’issue de celles-ci, les animateur.rices organisent le vote individuel des personnes âgées.

Tandis qu’en 2016, 414 résidents avaient voté, la présente édition a franchi le cap des 500 votant.es. Courant juin 2018, les animateur.rices et le jury de pré-sélection ont procédé à l’ouverture des bulletins de vote de 535 résidents, recueillis dans les 49 établissements participants.DSC07618.jpg

Céline Anaya Gautier, pour le beau livre Santiago au pays de Compostelle, a été désignée comme lauréate du 5ème Prix Culture Bleue.

La cérémonie de remise du Prix Culture bleue à Céline Anaya Gautier a eu lieu  le jeudi 4 octobre à la salle de la Comballe à Veyras. Retenu par un contrôle de mathématiques, Santiago, aujourd’hui collégien,  n’a pas pu assister à la remise.

Cet après-midi festif a réuni près de 250 résident.es du département, accompagnés de leurs directeurs et animateur.rices et de responsables de bibliothèques-relais du réseau de la bibliothèque départementale. Quelques semaines plus tôt, des résident.es avaient préparé des questions pour nourrir cette rencontre avec la lauréate. Le spectacle  Le Siffleur de Fred Radix a conclu la cérémonie. Il s’agit d’un spectacle de musique sifflée qui retrace l’histoire de cette discipline de manière drôle et enlevée.

celine_anaya_gauthier.jpgCéline Anaya Gautier

Céline Anaya Gautier, c’est avant tout une belle rencontre : une voix chaleureuse, un sourire généreux accroché aux lèvres et un regard pétillant !  

Sa vie est faite d’aventures hors des cases et des chemins trop étroits. Sa double culture franco-péruvienne et son parcours sont d’une grande richesse. Elle fut hôtesse de l’air, a travaillé pour des ONG et est aujourd’hui photographe. Elle travaille avec cœur et choisit ses sujets de reportage de la même manière : par exemple, les braceros, esclaves saisonniers des exploitations sucrières en République dominicaine. Autre exemple, elle  a passé plus d’un an avec des femmes SDF, vivant avec elles au quotidien, partageant leurs peines, leurs doutes, leurs angoisses et leurs joies.

« Tous ces univers  m’ont permis d’acquérir une lecture particulière de la vie, de la spiritualité et du sens que nous devons donner à la somme de nos actes. C’est pour toutes ces raisons qu’il me semble juste de transmettre à mes enfants, et maintenant à Santiago, l’importance vitale des rituels de passage de nos sociétés anciennes, aujourd’hui fourvoyés.(…) Que son devoir est de chercher et trouver sa place parmi les autres êtres humains, que la vie n’est pas une accumulation de jours successifs qui nous servent à être productifs, sans autre fin ultime que la mort. Chaque instant, chaque période de notre existence nous amènent à surmonter des épreuves… »

Le rituel de passage doit répondre à 3 critères : être en âge de choisir son rituel, viser un dépassement physique et  avoir un sens spirituel ou psychologique.

C’est Santiago qui a choisi de marcher sur son chemin, le chemin de Santiago de Compostelle. Au début, il ne devait faire que le passage des Pyrénées, mais il a voulu marcher plus de mille kilomètres. Parce que depuis tout petit, Santiago a appris que difficile n’est pas impossible.

Céline aime à citer Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

L’ouvrage primé retrace ce périple non pas comme un simple récit de voyage, mais comme un récit de vie. Que ce soient par les dialogues entre la mère et son fils et par les photographies qui ne devaient être qu’un souvenir d’une mère à son enfant, ce livre offre une belle leçon de vie et montre que « tout est possible, il faut juste vouloir les choses et travailler fort pour les avoir »

Laissons le dernier mot à Santiago :

« J’ai appris sur le Chemin que mon corps pouvait me faire mal et qu’il fallait que j’en prenne soin. J’ai appris que chaque chose que l’on fait dans la vie a une conséquence et que tout est relié. J’ai appris que partager c’est mieux que d’avoir. J’ai appris que dans la vie tout est possible. J’ai appris que mon meilleur ami, c’est moi et mon imagination. »

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